Lycée ALAIN-FOURNIER - BOURGES
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Publié : 10 octobre

Clara en hypokhâgne au lycée Michel Montaigne à Bordeaux


Après le bac, je suis partie en hypokhâgne (prépa Lettres et
Histoire des Arts) à Bordeaux pour approfondir les matières qui me
plaisaient au lycée avant de me spécialiser. Les cours d’arts plastiques que j’avais eu auparavant m’ont donné un bon bagage pour le cours d’HDA de prépa, où certains se sentaient complètement déboussolés au début.

 
- Cette formation consistait à approfondir au maximum les matières littéraires par le biais de cours très fournis, d’exposés (khôlles) et de dissertations pour chacune d’entre elles. Au fur et à mesure de l’année, toutes les matières se rejoignaient et se nourrissaient l’une l’autre.
Parmi les spécificités de la prépa, on peut noter la difficulté de remplir les objectifs (très élitistes) dans chacune des matières, et les sacrifices des activités extra-scolaires (mais aussi du repos) qu’entraînent la volonté de couvrir tous ces objectifs, même pour quelqu’un d’organisé.
De manière plus positive, je retiens un enseignement de qualité qui m’a assouvie d’un côté, et rendue encore plus avide d’apprendre de l’autre.
 
- Après avoir eu mon année de prépa malgré mon état de santé défaillant, je me retrouvais dans l’incapacité d’assumer une khâgne.
J’ai alors demandé la fac d’HIDA mais je ne pouvais plus aller en cours, toujours à cause de mes problèmes de santé. C’est au cours de cette deuxième année à Bordeaux que je me suis remise petit à petit à la photo car je n’avais plus aucune pratique artistique en prépa (faute de temps) et ça me manquait terriblement. J’ai enfin eu un diagnostic : j’ai une fibromyalgie que l’on arrive toujours pas à traiter.
Cette année, je me suis retrouvée dans l’obligation de retourner vivre chez mes parents, je ne peux toujours pas reprendre les études. Je continue à prendre des photos lorsque je suis un peu plus en forme que d’habitude, et je les publie sur un compte instagram (https://www.instagram.com/alary.clara/)
Récemment, une amie de prépa qui écrit depuis peu pour Fempo (https://fempo.co/) m’a sollicitée pour égayer ses articles avec des photos que j’avais déjà prises (https://fempo.co/articles-blog/regles-abondantes-mon-temoignage-et-mes-conseils-). Je me suis également remise au dessin pour illustrer ses écrits. Je réfléchis au statut d’auto entrepreneur afin de faire payer mes prestations pour des start-up comme Fempo (ses créatrices aimeraient que je les aide à cultiver leur identité visuelle) ou des particuliers. Cela me permettrait de devenir plus indépendante vis-à-vis de mes parents, et de travailler à mon rythme.
 
- Je suis très contente des cours d’arts plastiques que j’ai reçus au collège : entre sujets de pratique vraiment chouettes (desquels découlaient nos travaux valorisés lors d’expositions) et initiation à l’histoire de l’art et aux éléments stratégiques de composition d’une oeuvre.
Les cours de lycée m’ont permis de me mettre à la photo grâce au matériel mis à disposition. Les sujets de pratique, plus libres, m’ont permis d’explorer différentes techniques. Les cours d’HIDA m’ont beaucoup plu, ont éveillé une curiosité qui me pousse aujourd’hui à fréquenter les musées/galeries/expositions/ou toutes sortes d’événements artistiques qui sont à ma disposition. D’ailleurs, les sorties que j’ai pu faire au lycée étaient enrichissantes et je conserve mes notes et mes photos de celles-ci. Je conserve de la même manière tous les cours d’arts plastiques que j’ai pu avoir. Je garde un bon souvenir de ces cours où on pouvait travailler ensemble et ainsi, s’aider et se conseiller les uns les autres, toujours dans une ambiance chaleureuse.


Propos recueillis le 10/10/2018.