"Celui-là sera véritablement le poète qui me fera réjouir, doloir, admirer, haïr, aimer." (Joachim du Bellay)
La séance d'écriture de poèmes a pris place au cours de deux heures en classe entière. Il a été demandé aux élèves de se remémorer une émotion qui les avait marqués: joie, espoir, tristesse, crainte..., puis d'associer cette émotion à des sensations (vue, ouïe, toucher, goût, odorat) et enfin de l'associer à un paysage, afin de créer un ("paysage-état d'âme") comme par exemple dans le poème "Fantaisie" de Nerval . Si certains le souhaitaient, ils ont pu suivre une autre voie d'inspiration.
Les trente-trois élèves de la classe ont écrit sur un papier les titres de leurs trois poèmes préférés dans l'ordre. A la veille des vacances de février nous avons procédé au dépouillement dans une ambiance fébrile. Tous ont été chaleureusement applaudis et surtout le premier gagnant, même s'il était absent...
2ème prix ex aequo: "Mon Ange"
5ème prix: "Princesse aux mille feux"
6ème prix: "On n'a pas de style"
6ème prix ex aequo: "Mère Nature"
Ton coeur s’est hélas arrêté
Et ton âme s’en est allée
Rien jamais ne nous séparera
Et dans mon coeur tu resteras.
Mais cette image je garderai
Pour toujours, à tout jamais,
Ton cercueil qui descend mais
Qui ne remontera jamais.
Ta vie avait mal commencé
Puisque la guerre a éclaté
Et puis tu l’as rencontrée,
Et toute ta vie tu l’as aimée.
Un jour, je te rejoindrai et
Rien ne pourra nous séparer.
Ils sont devenus des enfants de la lumière.
Ils sont morts ; ils peuvent être fiers.
Ils se battent sur toutes les frontières,
Contre les flammes dévastant la Terre.
Ils ne connaissent pas de limites,
Ils s’enflamment comme une mèche de dynamite
Pour maîtriser un feu
Qui les rendra joyeux.
Ils s’investissent sans réserve,
Sans savoir ce que le temps leur réserve,
Pour sauver plusieurs vies
De l’enfer ou du paradis.
Nous leur devons à tous un hommage
Car ils ne sont jamais au chômage
Ils sont toujours présents
Et ne réclament jamais de remerciements.
Humbles et dévoués
Ils ont parfois la gorge nouée
Lorsqu’ils perdent un des leurs
Car ils sont tous dans le malheur.
Soyez fiers, vous tous, Messieurs,
Vous arborez l’uniforme de votre mieux,
Les sirènes sonnent vos prouesses,
Vous êtes les seuls à tenir vos promesses.
On s’est aimé plus que tout
Plus que personne avant nous.
Mais je sais qu’un jour
Nous serons de nouveau unis.
À jamais sans toi,
Mais au fond de moi.
Même lorsque je suis
Perdue au fond de la nuit
Je n’ai jamais peur
Car tu es pour toujours
Gravé au plus profond de mon coeur.
À jamais sans toi,
Mais au fond de moi.
Dans mes rêves, il n’y a que toi :
Sous le soleil, serré contre moi,
Le plus brûlant des baisers
Jusqu’à la fin des jours.
Mes prières seront-elles exaucées ?
À jamais sans toi,
Mais au fond de moi.
Je sais que tu me reviendras Mon Ange.
Tu es l’homme de ma vie,
Tu resteras mon seul vrai amour
Pour toujours
Tu m’as tant appris
Tu animes mon coeur
D’un feu si brûlant
Que maintenant,
Je ne pourrais retrouver une telle chaleur
Quand tu me souris
Tu me donnes des frissons,
Et la passion
Alors m’envahit
La caresse de tes yeux
Je ne pourrai jamais l’oublier,
Tu m’as tant donné
C’est toi que je veux
Alors quand je te vois mourir
Allongé, là, immobile
Tout ça pour moi est beaucoup trop difficile
Tous ces souvenirs me déchirent
Je veux vivre à tes côtés
Et partir avec toi
Je t’en prie laisse-moi
Être avec toi et rêver pour l’éternité
Si j’en suis là
C’est grâce à toi
Tu as toujours été là pour moi
Alors je t’en supplie ne t’en va pas
Ne t’éteins pas
Tu as besoin de moi
Comme j’ai besoin de toi
Ne me fais pas ça
Je resterai la même
Je souffrirai,
Mais je ne t’oublierai jamais,
Car je t’aime.
Tu es belle comme le jour
Avec toi tout s’éclaircit
Je t’aime c’est l’amour
Avec toi j’ai tout appris
Que c’est beau l’amour,
Quand je suis avec toi c’est le jour.
Tes beaux yeux m’enivrent
Tes cheveux me font rêver,
Voir ton corps vivre
Cela me fait penser.
Que c’est beau l’amour,
Quand je suis avec toi c’est le jour.
Quand tu me parles
Je t’écoute tendrement
Voir remuer tes lèvres, ça me parle
Et je te dis franchement
Que c’est beau l’amour,
Quand je suis avec toi c’est le jour.
On est mauvais, mon vieux
On n’a pas de style
On a beau griffonner
On est des imbéciles.
Je savais bien écrire
Et puis tourner mes phrases
J’en avais de l’emphase
Aujourd’hui j’en souris
Moi j’y croyais, mon vieux
J’ai compris qui j’étais
Je croyais être un peu
Écrivain mais si peu
Il y a des fontaines
Il y a des maisons
Il y a des sirènes
Il y a des chansons
On est mauvais, mon vieux
On n’a pas de style
On n’a jamais compris
On est des imbéciles.
Le roulement du torrent
Le condamné accompagnant
A la potence
Où sans clémence
Le bourreau abattra
Avec la dureté du verglas
Son bras, arme vengeresse
De la colère, de l’ivresse
De la montagne dominante
Aux arêtes coupantes.
Alors, la fureur assouvie
Qui tout détruit
Retombe dans l’ombre
Et sommeille ou se cabre
Sous l’emprise implacable
Du joug des incapables.
Lycée Alain-Fournier - Bourges
Dernière modification de cette page : Mars 2009.